dimanche 11 novembre 2007

Dipavali à La Saline


Hier sur toute l'île et notamment chez nous, c'était la grande fête tamoule : la fête de Dipavali (étymologiquement : "rangée de lampes") où l'on fête la lumière.

Cette fête a plusieurs origines légendaires : les noces de Lakshmî et de Vishnu, la naissance de Lakshmî (la déesse est particulièrement vénérée pour le Dîpavalî) ou encore le retour triomphant de Râma dans sa ville d'Ayodhyâ au bout de quatorze années d'exil et après avoir défait le démon Râvana qui régnait sur l'île de Lanka. Les habitants de la ville auraient accueilli le héros, incarnation du dieu Vishnu, son épouse Sîtâ (enlevée par le démon) et son frère Lakshmana, en illuminant leurs maisons de leurs lampes à huile.

Dans le sud de l'Inde, la version peut-être la plus répandue est liée à Narasimha, l'homme-lion, Quatrième incarnation de Vishnu. Le roi-démon Hiranyakashiputhe était injuste, cruel et quasi-invincible grâce à un don qu'il tenait de Brahmâ. Il ne pouvait être tué ni par un homme, ni par un animal ; ni à l'intérieur, ni à l'extérieur ; ni pendant le jour, ni pendant la nuit... C'est donc sous cette forme ni humaine, ni animale que le dieu s'attaqua au démon, de ses crocs et de ses griffes, dans la cour du palais, juste avant le lever du jour. Évidemment il vainquit.

Autre légende très fréquemment associée à la Fête des lumières : la victoire de Krishna (encore un avatar de Vishnu) sur un autre démon : Narakâsura. Celui-ci régnait alors sur l'actuel Assam et était devenu, par ses pouvoirs, une menace pour les hommes et les dieux. Krishna détruisit l'imposante armée de Narakâsura puis le démon lui-même. La population ainsi libérée se réjouit et seize mille femmes (!!) gardées en captivité devinrent des épouses du dieu, celui-ci leur rendant ainsi leur dignité. Krishna se purifia alors par un bain d'huile et, à la demande de la mère du démon vaincu - elle n'était autre que la Terre - il institua cette fête pleine de joie qui se perpétue encore de nos jours.

Ce jour-là, dans les familles tamoules le bain d'huile matinal est pratiqué. La coutume est aussi de revêtir des habits neufs, de se réjouir et de fraterniser, de tirer des feux d'artifice symbolisant la défaite du démon, et d'allumer de nombreuses lampes à huile.

A la Saline, ils ont fait ça bien, il y avait des lampes partout, ils avaient même accroché des palmiers aux panneaux et des tentures aux barrières sur tout l'itinéraire du corso. Le défilé était féérique, rythmé par des percussions et des danses. Alice a apprécié bien sûr. Ensuite on a goûté des spécialités indiennes et regardé le spectacle de danses pendant qu'Alice et Pablo faisaient de folles courses pour fêter leurs retrouvailles.

Voici quelques photos du défilé.
















Les musiciens chauffent la peau de leurs tambours pour qu'ils soient plus sonores.



Deux mini vidéos, cette fois il faut mettre le son.






Comme le veut la tradition , la fête s'est achevée par un grand feu d'artifice tiré de notre jardin (enfin c'est l'impression que nous avions depuis notre chambre) et que j'ai admiré depuis la maison. Pendant ce temps Olivier pestait dans son lit contre les artificiers (il ne faut jamais réveiller un captain endormi) et nos filles dormaient comme des bébés.

6 commentaires:

Na a dit…

Quelle belle fête !! dépaysement assuré !!

Na a dit…

Au fait, ça représente quoi, la première photo ? On dirait des bonbons lumineux !

nelly a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
nelly a dit…

Attend, je vais poser la devinette, je supprime ma réponse ci-dessus. En tout cas, ce ne sont pas des bonbons, gourmande !

nelly a dit…

pardon, "attends"

Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.