jeudi 4 octobre 2007

Cocorico !

Sur le toit de nos commodités, vous apercevez la basse-cour de notre voisin Raoul, 82 ans, toujours coiffé d'un chapeau, un look à la New Orleans, on l'appelle l'inventeur du jazz. Mais la seule musique qui s'échappe de chez lui c'est : COCORICOOOOOOOOO !



C'est un classique à la Réunion, il n'y a que les métro qui n'ont pas leur basse-cour. Il y a même des combats de coqs organisés.

Si ça vous intéresse, voilà un point sur les combats de coqs à la Réunion :

Une tradition à l'île de la Réunion, une pratique ancestrale, une partie de la culture créole, les combats de coqs.

Les associations protectrices des animaux considèrent cette pratique cruelle et barbares, les éleveurs rétorquent que si vous mettez deux coqs dans une basse-cour, ils se battrons.

A la Réunion, il y a cinq gallodromes dotés d'une autorisation préfectorale et homologué coutume et tradition, les autres, ils sont nombreux, sont hors la loi.


Gallodrome : lieu dans lequel se déroule les combats de coqs.

Le rond : cercle délimitant l'espace pour le combat.



Cliquez sur les miniatures



Le championnat réunionnais de bataille coqs se déroule de mi-octobre jusqu'au mois de mars.

Les gallodromes peuvent accueillir 400 à 600 personnes, l'entrée est gratuite, les paries sont autorisés,

lors des tournois les parieurs confient leurs mises au gérant du gallodrome, les mises se font toujours

en espèces.

L'heure que l'on appelle la "provocation" moment qui va déterminer les différents combats.

Les coqs sont placés face à face pour évaluer leur combativité, si les propriétaires tombent

d'accord pour l'affrontement on passe à la pesée et ensuite on détermine la mise sous le terme

"faire l'argent".



Les coqs sont considérés comme des vrais athlètes, sélectionnés, vaccinés, bichonnés, entraînés, ils commencent les combats vers l'âge d' un an. Les coqs de combat sont arrivés à l'île de la Réunion avec les indiens à l'abolition de l'esclavage. Après leur dernier combat, les champions finissent leur vie comme reproducteurs, ils doivent assurer la descendance pour perpétuer la race des champions. Les coqs les plus populaires : Terminator, un coq rayé jaune 1992, 1994. Goliath même époque. Jack le Borgne, un coq cendré qui doit son non a son oeil perdu pendant un combat.


Il y a deux catégories d'éleveurs et propriétaires. Les "petits cageots" les propriétaires d'une vingtaine

de coqs. Les "grands cageots" propriétaires qui parfois possèdent jusqu'à une centaine de coqs.



























2 commentaires:

Na a dit…

Très peu pour moi, les combats de coqs !!!!

Anonyme a dit…

Non vraiment, même en y regardant de plus prés, ils sont vrément affreux ces coqs. Va falloir dire au voisin de les tenir si je viens vous voir !